Biographie

 

1982-1986

Serge achète une basse électrique pour faire comme son idole Gene Simmons (le bassiste de Kiss). Il joint les rangs de plusieurs formations heavy métal qui chantent Satan dans les sous-sols de Ville LaSalle. Le répertoire déjà large du futur Mononc’ comporte surtout, bien sûr, des tounes de Kiss.

Serge pousse l’imitation de Simmons à son paroxysme quand il subit une délicate opération chirurgicale pour se faire allonger la langue.


1986-1990

 Soucieux de concilier ses racines québécoises et son amour pour le groupe de Simmons, Serge écrit sa première traduction d’une oeuvre de ses idoles : « Detroy rock city » devient « Rigaud, ville de rock ». Enflammé par cette réussite, le bassiste fonde « Hommage à Kiss ». Le quatuor connaît un énorme succès grâce à ses adaptations en joual des grands succès de Kiss. En décembre 1990, la formation donne son show d’adieu dans un Auditorium de Verdun plein à craquer. Le public est au bord des larmes.



1991

Des producteurs de films pornos sont intéressés par la longue langue de Serge. Ils lui proposent un rôle dans une vue de cul. Le bassiste adopte alors le pseudonyme Mononc’. Le film XXX-Treme Kiss, où l’on voit le désormais comédien administrer un cunilingus tout en chantant du Kiss, remporte un succès mondial.

 


1992

Au cours du tournage de Quand les boules auront des dents, l’acteur à la longue langue se la fait couper par Samanteeth, actrice célèbre pour les dents qu’elle a à la place des mamelons. L’organe recouvre sa taille initiale, ce qui met brutalement terme à la carrière pornographique de l’oncle.

 


1993-1995

Mononc’ Serge retourne dans le milieu de la musique. Il délaisse le répertoire de Kiss qu’il juge trop intellectuel. On le voit au sein de groupes divers sur les scènes les plus prestigieuses comme dans les bars les plus miteux .


1997

Les contrats se faisant de plus en plus rares, Mononc’ tombe sur le BS. Ses visites aux bureaux de l’aide sociale le mettent en contact avec d’autres prestataires. Plusieurs consacrent leurs temps libres (c’est-à-dire tout leur temps) à la radio communautaire CIBL. Serge visite la station et se sent tout de suite à sa place parmi ces désœuvrés. Il concocte pour l’émission quotidienne du matin une chronique de chansons d’actualité qui fait fureur dans les quartiers pauvres de Montréal.

À la fin de l’année, les moins pires chansons d’actualité sont rassemblées sur l’album Mononc’ Serge chante ’97, le premier CD de l’oncle. C’est un triomphe.


1998

Mononc’ renie son passé québéco-nationaleux et fait paraître Mourir pour le Canada, un recueil de chansons fédéralistes. Sa carrière atteint son point culminant: Serge est nommé Compagnon de l’Ordre du Canada.

Les honneurs se succèdent: Mononc’ est nommé personnalité de la semaine du journal la Presse; il fait la couverture de l’Actualité; Denise Bombardier l’interview. Les associations fédéralistes s’arrachent le nouveau sauveur du Canada.



1999-2006

Mononc’ fait paraître 4 CD entre 2000 et 2006. Les 4 titres sont certifiés platine, les spectacles font salle comble, mais l’oncle a le sentiment de faire du surplace, il aspire à davantage. Le tournant ne tarde pas à venir. Un soir qu’il donne un show à Valleyfield, Mononc’ est pris d’une incompréhensible frénésie. Il se dénude et se met à chanter du Metallica. La foule est soufflée par l’intensité de la performance, du jamais vu. Suite à cette soirée magique, Mononc’ fonde Metallicock, un hommage nu à Metallica.

 


2007-2009

Metallicock propulse Mononc’ Serge sur la scène internationale. L’album paru en 2007 connaît un succès foudroyant, surtout au Japon et en Australie. Metallica crie au plagiat et entame des poursuites. Malgré des appuis importants dans la communauté artistique (même Guy Laliberté se met un nez de clown sur le boutte de la graine pour démontrer son soutien), le malheureux est condamné à purger une peine de 14 mois dans les camps Tim Hortons.

 


2010-2011

Mononc’ Serge vit l’enfer des camps Tim Hortons. Le volet alimentaire du séjour est particulièrement éprouvant.

 


2011-2012

À sa libération, l’oncle écrit la chanson « Stairway to Tim Hortons » sur la mélodie de la danse des canards. La chanson n’obtient du succès qu’auprès des militants du parti Conservateur qui y voient un vibrant plaidoyer en faveur des sables bitumineux. Enchanté par cette interprétation audacieuse de son oeuvre, Mononc’ participe à plusieurs activités de financement du Parti Conservateur, dont un tournoi de roche-papier-ciseau où il se fait planter par Maxime Bernier.

 

 

 

Quelques jours plus tard, Mononc’ rêve qu’il est renversé par une voiturette de golf conduite par le colonel Sanders flanqué du premier ministre Harper. Le lendemain, lors du tournoi de golf annuel du premier ministre, Serge est brutalement renversé par la voiturette du très honorable, comme dans son rêve.

Mononc’ en conclue qu’il a des dons pour prévoir l’avenir. Il peut par conséquent prendre de l’avance dans sa biographie.


2013-2015

Mononc’ Serge ouvre un camping à côté de la centrale nucléaire de Gentilly. Malgré un slogan accrocheur (« Feel atome »), l’entreprise fait rapidement faillite. Son fondateur ne supporte pas cet échec et en meurt de honte. Un monument particulièrement ressemblant est érigé Place du Canada  pour honorer sa mémoire.